I Identifier les conséquences du numérique sur les modes de consommation
A. De nouveaux usages auxquels s'adaptent les entreprises
1. De nouveaux usages des consommateurs
La diffusion des écrans et d'Internet modifie la façon de consommer des Français. Plus d'un Français sur deux achète sur Internet. Avec un milliard de smartphones vendus chaque année, les applications sont donc au cœur des usages pour une consommation à tout moment et en tout lieu.
De plus, les « digital natives », ou « Milléniums », nés dans un environnement numérique, se connectent majoritairement à Internet par l'intermédiaire d'un smartphone.
Grâce à l'environnement numérique, les consommateurs ont un accès facilité à l'information. Les réseaux sociaux leur permettent de comparer les prix et la qualité des produits, d'obtenir des informations sur leur disponibilité, les modalités de vente... Ils partagent des contenus et peuvent consulter les avis, les notes des acheteurs/vendeurs, les conditions d'achat/vente, la satisfaction des clients...
Ainsi, 70 % des e-acheteurs consultent les avis avant de réaliser des achats, et 54 % des e-consommateurs consultent l'expérience d'achat partagée par les e-acheteurs.
L'information n'est donc plus l'exclusivité des professionnels. On peut parler d'un consommateur « augmenté » par le numérique.
2. L'adaptation des entreprises aux nouveaux comportements de consommation
Les entreprises s'adaptent aux nouveaux comportements des individus, d'une part, en proposant des applications de m-commerce, d'autre part, en développant la mobilité au travail grâce aux nouveaux outils numériques. On assiste actuellement à l'émergence d'un nouveau canal de distribution : le v-commerce, ou commerce commandé par la voix.
Avec un quart de la population mondiale inscrite sur les réseaux sociaux, les entreprises s'organisent pour être proches des consommateurs en fédérant des communautés d'acheteurs. Le rôle du community manager est crucial à cet égard, car celui-ci est le garant de la réputation d'une marque : il anime une communauté d'internautes, publie des tweets, répond aux questions sur Internet, alimente la page Facebook et le compte Instagram de l'entreprise...
B. De nouveaux modèles de consommation
1. Vers une économie de l'usage
À l'heure de l'économie collaborative, consommer ne signifie plus posséder. L'usage d'un bien remplace la propriété de celui-ci et comporte des avantages pour l'utilisateur qui recherche uniquement l'utilisation d'un bien pour satisfaire un besoin sans avoir besoin de le posséder.
Trois modèles de consommation émergent dans l'environnement numérique :
– le modèle d'abonnement : les abonnés ont accès à un service (autopartage, Deezer, Netflix...) ;
– le modèle de location : achat ponctuel d'un service de location (BlaBlaCar, Airbnb...) ;
– le modèle d'achat/vente d'occasion : marché de l'occasion (Leboncoin, eBay, Occazissime...).
2. L'adaptation des entreprises aux nouveaux modèles de consommation
Pour satisfaire les consommateurs, les producteurs ont intérêt à concevoir des produits qui durent (pas d'obsolescence programmée), qui sont recyclables et fabriqués avec des matériaux durables (écoconception)... L'économie de l'usage appartient au domaine de l'économie circulaire et favorise le développement durable.
Les entreprises développent les services aux particuliers (B to C), mais aussi aux professionnels (B to B). Les modèles d'abonnement à des services de cloud computing, par exemple, donnent accès à des ressources informatiques partagées et permettent un stockage de données dans des data centers extérieurs à l'entreprise. Dans un contexte de transformation digitale, ces services offrent de la flexibilité et sont très appréciés par les entreprises.